Création d’un comité de crise Bamako-ONU

onu picUn comité de crise, formé de responsables de l’ONU au Mali et d’officiels maliens, a été créé pour ramener la paix dans le nord du Mali, théâtre de combats meurtriers le 17 août, ont annoncé des sources officielles malienne et onusienne.

« Pour ramener la paix et le calme dans le nord du Mali, il y a eu mercredi  la création d’un comité de crise politique et militaire, composé de responsables  de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) et d’officiels maliens », a déclaré  une source de sécurité au sein de Minusma. Pour le volet « politique, le comité est formé de responsables de la  Minusma et notamment des représentants des ministères maliens de la Défense  et des Affaires étrangères », a dit cette source gouvernementale. « Les militaires maliens et ceux de la Minusma sont membres de l’aile militaire du comité de crise », a-t-elle ajouté.     Les deux branches politique et militaire du comité tiennent une réunion  quotidienne pour faire « avancer les choses. La priorité est de voir comment obtenir que chaque partie revienne sur les positions qu’elle tenait avant les  derniers développements sur le terrain », a précisé la source de sécurité au  sein de la Minusma. Le comité doit disparaître après une période non déterminée, selon les mêmes sources.    Il est mis en place après trois jours de combats les 15, 16 et 17 août  entre la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion) et le Groupe d’auto-défense touareg Imghad et alliés (Gatia). « Nous sommes inquiets. Hier (mercredi), dans la localité de Idelimane (nord), des hommes armés ont tiré sur des éléments appartenant à la Plate-forme  (une coalition de groupes progouvernementaux) mais il n’y a pas eu de victime. Nous devons tout faire pour calmer le jeu », a précisé la source de sécurité  à la Minusma.

Le ministre de la Reconstruction du Nord optimiste
De son côté, le ministre malien de la Reconstruction du Nord  du Mali, Hamidou Konaté, s’est montré, jeudi, optimiste quant à la situation sécuritaire dans la région de Kidal où le calme commence à se rétablir après des affrontements entre mouvements armés qui ont fait plusieurs morts. Le calme règne désormais dans le nord Mali après des meurtriers affrontements,  éclatés samedi dernier et intensifiés lundi, entre des hommes armés du Groupe d’auto-défense touareg Imghad et alliés (Gatia, pro-gouvernemental) et ceux de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg). Ces violences ont fait plusieurs morts et poussé la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies (Minusma) à mettre en place une « zone de sécurité » autour de la ville de Kidal. « La sagesse prévaudra, l’esprit de responsabilité prévaudra. Avec la Minusma nous sommes en train d’apporter des réponses qui commencent d’abord par l’appel à l’apaisement. Nous en appelons à l’esprit de responsabilité des  différentes parties », a déclaré le ministre malien cité par la radio RFI. « Aujourd’hui, aucune des parties n’a dénoncé les accords. Aucune des parties n’a prononcé son retrait des processus de mise en œuvre des accords », a-t-il assuré. « ça veut donc dire que le socle le plus important est là. Il  n’y a pas une reprise des hostilités. Parce que la reprise des hostilités ça veut dire que nous revenons reprendre les armes où nous les avions laissés. Il ne s’agit pas de ça. Ce sont des conflits intercommunautaires qui n’ont pas pu se gérer par les voies traditionnelles retenues pour ça », a-t-il poursuivi. Les deux mouvements belligérants sont signataires de l’Accord de Paix et de Réconciliation au Mali, issu du Processus d’Alger, signé les 15 mai et 20 juin derniers. La médiation internationale dans la crise malienne, présidée par l’Algérie, a appelé au respect des clauses de l’accord.

Source: elmoudjahid

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