L’ANPVR encadre des éleveurs maliens

ANPVR_MaliUne délégation marocaine de l’Association nationale des producteurs de la viande rouge (ANPVR), qui séjourne au Mali depuis lundi dernier, a organisé une série de sessions de formation au profit des éleveurs locaux sur le processus d’insémination artificielle.

Lors de ces sessions, tenues dans la capitale Bamako et dans les localités de Ouellessebougou et de Neguela, les éleveurs maliens ont été sensibilisés et éclairés sur les différents aspects et pratiques liés à l’insémination artificielle bovine et à ses modes de gestion.

L’accent a été mis également sur les avantages de cette technique pour l’amélioration durable de la production en lait et en viande.

Ces rencontres de formation ont été, de même, l’occasion pour les éleveurs maliens de réitérer leur profonde gratitude et leur reconnaissance à S.M. le Roi Mohammed VI pour tout l’appui apporté par le Maroc au Mali dans le but de réussir la campagne d’insémination artificielle dans ce pays.

Ces sessions s’inscrivent, rappelle-t-on, dans le cadre d’un programme spécifique réalisé par l’ANPVR avec l’appui du ministère de l’Agriculture et de la Pêche en vue d’apporter assistance à la campagne d’insémination artificielle bovine lancée en 2014 par le gouvernement malien.

Cette campagne d’intensification de l’élevage au Mali avait bénéficié dans un premier lieu d’un don de semences bovines annoncé par SM le Roi Mohammed VI lors de la visite du Souverain en février 2014 à Bamako. Ce don octroyé par la Fondation Mohammed VI pour le développement durable est composé notamment de 125.000 doses de semences bovines, ainsi que de matériel d’insémination artificielle comprenant des caisses d’insémination artificielle et de containers de stockage de semences.

Aussi le programme élaboré par l’ANPVR s’assigne-t-il pour objectif une meilleure gestion de ce don royal pour le développement des filières lait et viande au Mali, le renforcement des capacités organisationnelles des éleveurs et la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire par l’amélioration qualitative et quantitative de la production et la création en milieu rural d’emplois et d’activités génératrices de revenus, précise-t-on.

Ce programme s’articule autour de quatre composantes, en l’occurrence l’amélioration génétique, la formation, l’information et le suivi et l’évaluation.

D’après l’ANPVR, le programme a réalisé ‘à temps» les objectifs initialement fixés.

Dans le volet de l’information, l’association affirme avoir publié plusieurs documents techniques (revues et brochures) au profit des éleveurs et professionnels maliens dans le but de les informer sur les différentes thématiques et de les sensibiliser sur les innovations et les progrès génétiques mis à leur disposition.

Sur le plan de la formation, une session de formation et de recyclage en insémination artificielle a été organisée à Kénitra au profit de 11 techniciens maliens (10 inséminateurs et un superviseur).

Cette session, animée par des professeurs et chercheurs de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, a permis aux bénéficiaires d’acquérir les compétences nécessaires pour réaliser l’insémination artificielle des bovins de façon efficace et de découvrir l’expérience marocaine réussie dans le domaine.

De même, l’ANPVR a organisé, en partenariat avec la direction nationale des productions et des industries animales (DNPIA, Mali), une campagne de sensibilisation et d’information au profit des éleveurs maliens dans les principales localités dans les alentours de Bamako sur l’importance de l’insémination artificielle du cheptel bovin.

Ainsi, à Kati, comme à Kassal, Sanankoroba et Siby et encore à Tienfala, cette campagne a permis aux éleveurs maliens de s’approprier le concept de l’insémination artificielle et ses avantages pour l’amélioration de leur production et leur revenus.

Par ailleurs, dix éleveurs maliens ont participé en avril 2014 à un voyage d’étude organisé par l’ANPVR au Salon international de l’agriculture de Meknès.

En décembre 2014, ce programme ‘d’accompagnement du gouvernement malien dans la mise à niveau de la filière bovine ‘ avait franchi un important palier avec la signature d’une série de contrats portant sur le recrutement d’inséminateurs maliens et marquant le démarrage effectif des premiers circuits d’insémination qui constituent un maillon essentiel pour l’aboutissement de cette campagne d’amélioration génétique du cheptel bovin au Mali.

Ces inséminateurs se sont vus octroyés des motos et des kits d’insémination. Dix nouveaux inséminateurs devront être bientôt recrutés.

Dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme, un système informatique a été mis en place pour une meilleure gestion de toutes les données liées à l’opération d’insémination au Mali, alors que des missions de suivi se sont rendues régulièrement au Mali pour faire le point de l’état d’avancement du processus.

Dans le même sillage, un deuxième don marocain de 10.000 doses de semences animales de races bovines dédiées essentiellement à l’amélioration de la production de la viande rouge a été remis en avril au ministère malien du développement rural.

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