Mali La CPI s’empare des destructions de Tombouctou

cpiCe 1er mars, pour la première fois, un djihadiste d’Aqmi a comparu devant la Cour pénale internationale pour destruction du patrimoine culturel. La CPI doit déterminer si les preuves du procureur sont suffisantes pour ouvrir un procès. Pour l’éditorialiste du Pays, cela ne fait aucun doute.

Ahmed Al-Faqi : ce nom ne vous dit peut-être rien. Et pourtant, c’est Ahmed Al-Faqi Al-Mahdi alias Abou Tourab, un ancien membre d’Ansar Dine, l’un des nombreux groupes islamistes armés qui ont semé la terreur au Nord-Mali pendant l’occupation djihadiste en 2012. A la tête de la brigade dite “des mœurs” de ces fanatiques qui avaient envahi le septentrion malien avec l’intention d’y appliquer la charia, Ahmed Al-Faqi était chargé de faire appliquer l’idéologie djihadiste.

Il est soupçonné d’avoir orchestré, coordonné et dirigé, à l’époque, la destruction, à Tombouctou, de plusieurs édifices religieux sacrés dont une mosquée et des mausolées de saints, vieux de plusieurs siècles, ces édifices ont une lourde charge religieuse et affective pour les tombouctiens.

On s’en souvient encore, comme si c’était hier, tant les images de ces fous d’Allah qui ne se sont pas contentés de couper à tour de bras des mains et des pieds ou de procéder à des lapidations, ont négativement marqué les esprits et révulsé bien des consciences.

Source:courrierinternational

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